MERLIN, une aventure née du volontariat

Quartier de Jalousie Port-au-Prince

MERLIN est né suite à un retour de volontariat en famille en Haïti. C’est là que nous avons pu concrètement faire face à l’impact que nous avions sur notre environnement.

Dans nos pays occidentaux, le problème environnemental est à la fois omniprésent dans les conversations, dans les communications, dans les produits, mais il est aussi très caché: nos déchet disparaissent très vite, nous avons parfois un camion poubelle qui passe tous les 2 jours pour nous débarrasser de cette mauvaise conscience de notre tas de poubelles.

Idem pour tous les produits que nous utilisons pour briquer notre intérieur. Ils sont rapidement évacués et pour une grande partie, traités dans une station d’épuration plus ou moins proche.

Mais en tenant éloigné ainsi notre impact, en le faisant disparaître, on affadit peut-être aussi la conscience de ce que nous produisons.

Lorsque nous avons dû faire face à cet impact, trouver un moyen de gérer les poubelles que nous accumulions, on a été un peu saisi de panique: comment se débarrasser du problème? La réponse a été simple, nous avons rapidement essayé de supprimer tous les contenants, nous mettions les cartons à part pour les bruler, et nous avons mis en place un compost improvisé, mais qui nous a permis de réduire de 70% nos déchets, tout en produisant une belle terre en 1 à 2 mois en fonction du temps (équilibre pluie et chaleur). A la fin de notre volontariat, nous avions encore 1 poubelle chaque 2 semaines, pour 5 personnes, ce qui est encore nettement améliorable, mais c’était déjà ça…

Pour les produits d’entretien, ça a été une autre affaire, car les ingrédients bruts ne sont pas vraiment développés en Haïti. Nous avons pu utiliser du vinaigre blanc, mais avec toujours une réticence sur l’odeur, et parfois l’efficacité dans certaines situations.

Du coup, au retour est née une conviction: pour que notre conversion écologique s’enclenche, bien sûr il faut changer nos comportements et nos habitudes de consommation, mais il faut surtout que les produits disponibles sur le marché se réinventent. Et c’est loin d’être le cas.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *